mardi 6 février 2007

fatigue et rédemption


Je reviens aux classiques. Emitouflé dans une couverture, protégé du spleen par mogwai et consort, musique urbaine et pénétrante, je deviens ahuri, désorienté, inhibé par l'abrutissement médiatique, violent et sans contre-partie, que déchaine cette futile campagne électorale où l'on détermine un projet de société de la même manière que l'on se prépare aux grandes soldes d'hivers ... Rigoureux, méthodique, j'ai longtemps scruté la presse, mangé ma soupe cathodique, péroré autour d'un verre ... mais à 26 ans je suis fatigué, désemparé devant ce cirque de dupes ...
La comédie du pouvoir a ses limites, celles de la décense, de la pudeur ... je ne crois ni en dieu, ni en l'argent, je suis un agnostique d'un autre âge, cette errance p
réhistorique où l'on croyait en l'homme n'est plus, l'homme nouveau, tel un beaujolais, n'a jamais été qu'aigreur et gueule de bois ... Mon "Je" faute de rien s'impose pour palier à cette anémie, mes carences d'espérance se comblent de cynisme, et je regarde stoïquement s'en aller, non sans amertume, ce qui me faisait il y a peu bruler d'intérêt ... La chose publique est un théâtre fantomatique, et, si les petites guerres ravivent les braises des moribondes causes du peuple, je ploie dans l'anonymat désespéré, sans feu intérieur, sans aile et sans courage ... L'engagement politique est un mobile pour certains, une volonté pour d'autres ... mais réduit à une telle mascarade je ne peux que l'assimiler à une telle perte de temps ! A cela répond une myriade d'engagements ponctuels et sectoriels, permettant si superbement d'oublier, par défaut, la reflexion collective...
J'ai besoin de repos. D'un vrai, de bonne facture. L'heure est grave. La maison brûle.




un disque, ou plutôt, un groupe de potes avec de belles guitares, de beaux claviers, une belle basse, une belle baterie et de beaux sourires ... les biens nommés pony pony run run ou comment passer outre mon coup de fatigue... des souvenirs pas comme les autres, ceux qui entretiennent une douce nostalgie mais qui ne flétrissent pas ... Angers, Nice, Paris ... Nantes ! Les chemins se croisent, s'entremélent, se heurtent ...








Oui, Manu, je ne peux que sous tes encouragements, entrevoir la lumière qui poind à l'orée de ce sacrifice démocratique ! Mais jusqu'ou devrons nous aller ? Quelle coup tuera la bête ? Quelle rédemption ? La destruction créatrice engendrée par notre inconscience collective devra être totale et sans pitié, à défaut nos âmes seront à vendre au rabais , et notre passeport à déchirer ...
A bientôt cher touranjeau !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Hé bien 2007 est une sombre pensée mon pauvre Tibob. Mais bien naïf celui qui se berce d'espoir, 2007 sera, je pense contrairement à toi, ironiquement enchantée. Les mélopées cathodiques et politiques que tu nommes entrainent tous les esprits à fredonner un refrain sarkosien ou royaliste, dépourvu de sens critique ou seule la foi permet de penser qu'ils soient positifs. Force est de constater qu'il y a réenchantement du monde mais par cet obscurantisme d'un autre age où nous méritons notre divin châtiment. Car ne serait-ce pas pour les croyants que colère céleste de laisser l'homme face à un libre arbitre dénaturé qui nous porte à faire un choix parmi une alternative également négative.
N'avons nous pas chercher depuis de si longues années à aboutir à cette situation actuelle qui ne demande qu'à dégénérer intérieurement et extérieurement.
Le drame c'est que nous ne l'avons pas nous notre génération choisi on subit justemtn l'inconséquence de nos ainés qui de plus se garde bien de nous laissser une chance de réparer. Sisyphe est si moderne
Sombre 2007 où le choix électif n'aura jamais été aussi pauvre.
Un petit commentaire d'un pote de déprim'

Larsen a dit…

Moi non plus je n'arrive plus a en rire, j'ai même envie de dire que ça commence à sérieusement me gonfler. Pour reprendre ton expression
Tibault, pardon ti'bob, "Quel coup tuera la bête?". Non il n'y aura qu'un bête qui en chassera une autre, l'histoire humaine a toujours été ainsi. C'est aux hommes de faire en sorte de choisir la bonne. L'apauvrissement culturel, l'apologie quasi acharnée du débile, le retour de sombres méthodes politiques et conceptions du pouvoir,l'encouragement des égos démesurés peuvent toujours se
combattre. Notre génération n'a peut-être pas choisi entre ce qu'elle vit et ce qu'elle voudrait vivre, mais elle peut encore dire non, et surtout elle se doit de construire un monde meilleur.