"Les vérités de la sociologie critique peuvent parfaitement être intériorisées sur un mode plus ou moins cynique sans que cela change grand chose au comportement des intéressés : on continue à agir comme auparavant, mais en sachant ce qu'il en est et en s'abritant derrière le fait que, du point de vue de la sociologie, tout le monde fait à peu près ce qu'il était prévu et ne peut tout simplement pas faire autrement (...) On peut craindre qu'il n'y ait malheureusement rien à quoi l'homme d'aujourd'hui s'habitue aussi facilement et qui finisse par lui sembler aussi naturel que l'inconséquence. Penser d'une façon et agir d'une autre peut aussi devenir un habitus, et même constituer l'habitus moderne par excellence"
Jacques Bouveresse, fevrier 2004
Voilà qui se passe de commentaires. Ou presque. La constatation est cruelle et désarmante, renvoyant au fort intérieur de chacun : vit-on ses idées ? La protitution de notre courage est facilitée par d'hypnotisant mirages cathodiques tandis que fourmillent les discounts de la bonne conscience (téléthon, enfoirés...). Comprendre mais feindre d'agir, la belle parole mais des mains "paic citron", propres et lisses sans erraflure d'engagement. L'alternative dans le choix est si désiquilibrée : mettre un pied devant l'autre, ou les jeter dans la boue, éclaboussant, bousculant notre noble et confortable inertie, celle consummable et consommable. Misérable aussi, terres arrides de notre servitude tant choyée.
Mais pour agir, il faut croire. Et pour croire il devient nécessaire de réinventer un language commun, évitant les polysémie hypocrites de notre petit monde politique. La logorrhé partisane, servie comme pain quotidien par les médias, amenuise tout espoir de mobilisation concréte et raisonnée par la confusion et le désenchantement qu'elle crée. Qui croire en effet ? Les alternatives sont rares. Les illuminés d'extrémités diverses pensent, pour tout balayer d'un revers de main, à la radicalité par le haut, en ommettant sciemment qu'un mouvement intériorisé, c'est à dire didactiquement expliqué, peut aboutir à de considérables avancées. Les égos sont bien les obstacles fameux de l'histoire. Encore une fois : qui croire et à quelles conditions ? D'abord soi-même donc et agir en conséquence. Poussons l'analogie métaphorique : la musique est faite de sons, mais les sons ne se constituent pas eux même en mélopée de haute volée.
Mais pour agir, il faut croire. Et pour croire il devient nécessaire de réinventer un language commun, évitant les polysémie hypocrites de notre petit monde politique. La logorrhé partisane, servie comme pain quotidien par les médias, amenuise tout espoir de mobilisation concréte et raisonnée par la confusion et le désenchantement qu'elle crée. Qui croire en effet ? Les alternatives sont rares. Les illuminés d'extrémités diverses pensent, pour tout balayer d'un revers de main, à la radicalité par le haut, en ommettant sciemment qu'un mouvement intériorisé, c'est à dire didactiquement expliqué, peut aboutir à de considérables avancées. Les égos sont bien les obstacles fameux de l'histoire. Encore une fois : qui croire et à quelles conditions ? D'abord soi-même donc et agir en conséquence. Poussons l'analogie métaphorique : la musique est faite de sons, mais les sons ne se constituent pas eux même en mélopée de haute volée.
un disque : réédition du si fameux "wowee zowee, sordid sentinels edition" de pavement
http://www.lesinrocks.com/DetailArticle.cfm?iditem=201766
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