
« Je m'aperçois que nous ne sommes pas face à trois personnes qui ont dérapé. C'est beaucoup plus profond que ça. Il s'agit réellement d'un système de gouvernement » Eva Joly
Car s'il s'agit de l'histoire des grandes largesses de la première entreprise de France, qui plus est, sous contrôle et protection de l'Etat, c'est avant tout la mise a nue de l'esprit inondant alors secrétement les travées du pouvoir, de droite comme de gauche, honteusement mais sûrement, à savoir cette corruption déshonnorant l'engagement militant.
Nous nous étonnons au quotidien de la désaffection des citoyens pour la République mais ce sont-ils excusés, eux, d'avoir dégradé la politique sous le poids de leur intérêt personnel (je laisse à chacun faire sa liste) ? Ceux qui payent, et peut être même pour les autres [mais qu'importe!], sont considérés comme des martyrs non comme des coupables par leurs pairs. Pourquoi une telle hypocrisie collective ?
Nicolas Lambert se nourrit de cette gêne qu'éprouvent ces hommes à avouer tels des délits ces "fautes" qu'ils ont commis, ou ces "faiblesses" qu'ils ont eu. Leurs intérêts personnels étant si liés au destin de l'Etat Français, ils ne prirent pas la mesure de l'escroquerie qu'ils perpétuaient. Financer des dictatures africaines, acheter le soutien d'hommes politiques, entre autres, n'était que la condition de leur aisance matérielle.
La probité est bien rare. Elle permettrait pourtant, si elle se conjuguait avec la responsabilité politique, de définir autrement le citoyen que comme un vulgaire "piéton de la République" ... On s'interroge sur la crise de la représentation sans jamais remettre en cause, autrement que par des mots, ladite représentation.

un disque : Rachel's "the sea and the bell"
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